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1re, 2e, 3e Génération ! Nous sommes tous des enfants d'immigrés

sam. 20 juin

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LE COLISÉE CARCASSONNE

Cinéma au Colisée Un Paese di Calabria le 20 juin à 18h et Un Paese di resistenza le 21 juin à 11h en présence de Shu Aiello

1re, 2e, 3e Génération ! Nous sommes tous des enfants d'immigrés
1re, 2e, 3e Génération ! Nous sommes tous des enfants d'immigrés

Heure et lieu

20 juin 2026, 18:00 – 21 juin 2026, 13:00

LE COLISÉE CARCASSONNE

À propos de l'événement

Dans le cadre de la Journée Mondiale des Réfugiés le 20 juin 2026

les ADC s'associent à la FAOL qui organise des journées autour des Migrants du 19 au 21 juin 2026 dont voici le programme :






Un Paese di Calabria documentaire de Shu Aiello et Catherine Catella - 1h31 - France, Italie (8/02/2017)

Libération :

Un film apporte la bonne nouvelle. Un paese di Calabria nous dit que Riace, le «village de Calabre» de son titre, perché pas loin de la mer sur la plante de la Botte, se repeuple et revit, tient tête, tient parole. Cet avant-poste de l'Europe est aussi son avant-garde. Un film fait l'éloge d'un lieu et de ses habitants : les anciens ou les exilés (les arrivés, les partis), les habitués (du café) et les infatigables (de la lutte), les fidèles, les électeurs. Le film se termine sur les scènes d'appréhension et de célébration entourant la réélection ou non du maire de la commune, qui mène avec les gens de Riace, depuis dix ans au moment du tournage, d'une part une politique d'hospitalité durable à l'égard des personnes arrivant, par bateaux et de nombreux pays, sur la côte voisine ; d'autre part une stratégie de résistance aux intimidations de la mafia du coin, la 'Ndrangheta.

Sans vraiment entrer dans le vif de cette politique et de cette stratégie collectives, ni dans celui de la vie quotidienne des Riacesi, en s'en tenant pour ainsi dire à la surface, à la partie de la bonne nouvelle qui se voit le plus ou à la plus évidente, Un paese di Calabria sillonne pourtant son sujet avec une sorte de fermeté, de naïveté dans le sens le plus positif (le plus confondant) : Riace est un pur exemple, exemplairement pris à la réalité, réel donc réalisable, donc reproductible, et souhaitable, évident, indiscutable.

A l'appui de leur plaidoyer, les réalisatrices Shu Aiello et Catherine Catella font intervenir une autre voix, celle d'une femme racontant son départ, en 1931, de Riace pour Nice et la France - rappelant que l'Italie du Sud a longtemps été une terre d'émigration avant d'être une terre d'immigration : le rappelant aussi bien pour expliquer l'hospitalité actuelle (en un mouvement du présent vers le passé) que pour l'affirmer (en un mouvement du présent vers l'avenir, ou de ce lieu vers d'autres). Si un documentaire n'est rien d'autre qu'un film de propagande pour l'humanité, fabriquant les documents d'un bonheur réel, possible ou souhaitable, donnant des matériaux pour sa construction, Un paese di Calabria appartient au genre, avec sa poétique de l'exemple et son imparable tendresse.

Le Monde : 

La commune de Riace, en Calabre, a accueilli il y a quelques années deux cents réfugiés kurdes. L’arrivée massive de ceux-ci a relancé la vie d’une petite bourgade frappée depuis longtemps par l’exode rural. Le documentaire de Shu Aiello et Catherine Catella raconte comment cet afflux a permis une relance de l’activité, une réouverture des commerces et des écoles, engendrant une communauté prête à accueillir les nouvelles vagues de migrants qui débarquent au Sud de l’Europe. Cette description est évidemment dûment soutenue par la beauté quasi paradisiaque de paysages comme éternellement ensoleillés et l’apparente quiétude d’un lieu semblant éloigné des brutalités de l’Histoire contemporaine.

Cette vision généreuse paraît toutefois problématique, tant ce qui pourrait contrarier ce mouvement de solidarité semble peu évoqué. Qu’en est-il de cette opposition politique, présentée comme mafieuse, qui se présente aux élections municipales contre le généreux et accueillant maire de Riace ? Nul doute qu’une description plus serrée des contradictions en présence et des conditions matérielles de l’économie de ce havre de générosité eût sans doute été encore plus digne d’intérêt.


Bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=HPPx19ue328


Porté par une voix off douce et chantante, ce documentaire dresse le portrait d'une communauté qui résiste à l'indifférence et, par ricochet, à la mafia calabraise. Il redonne un peu d'espoir dans le genre humain. (Télérama)

Un Paese di resistenza documentaire de Catherine Catella et Shu Aiello - 1h30 - France, Italie (4/12/2024)

Télérama :

C’était le caillou dans la botte droite de Matteo Salvini, alors ministre de l’Intérieur menant une politique xénophobe débridée : Riace, village oublié de Calabre, avait retrouvé un avenir et des couleurs en accueillant à bras ouverts les migrants venus s’échouer sur ses plages. « J’ai installé des personnes sans maison dans des maisons sans personne », dira le maire, Domenico Lucano dit Mimmo, bientôt arrêté, assigné à résidence et condamné à treize ans de prison pour aide à l’immigration clandestine en 2018. Et Riace de se vider à nouveau. Fini l’épicerie solidaire, le moulin à huile, les ateliers d’art, la ferme pédagogique… Huit ans après avoir raconté la renaissance du village (Un paese di Calabria, 2016), les réalisatrices y reviennent pour filmer la résistance d’une partie des administrés, les pressions de la Ndrangheta, mafia calabraise, et le long combat judiciaire de l’édile pour retrouver sa dignité et sa mairie, conquise entretemps par un lieutenant de la très droitière Georgia Meloni… La « lieto fine » (fin heureuse) donne des raisons d’espérer dans le peuple italien.

Le Monde :

L’histoire de l’ancien maire Domenico Lucano, figure de l’accueil des migrants à Riace, un petit village de Calabre, en Italie, est connue : le 2 octobre 2018, il était mis en examen pour aide à l’immigration clandestine. Connu sous le nom de « Mimmo », il est devenu, pour les uns, le bouc émissaire de l’extrême droite italienne au pouvoir et, pour les autres, un escroc. Le documentaire revient sur les « riches » heures de ce hameau du sud de l’Italie, lorsque les arrivées d’exilés, originaires de pays d’Afrique, ont redonné vie à une communauté vieillissante – des lieux d’habitation furent rouverts, des ateliers créés. Hymne au partage, à la solidarité, mais aussi film d’alerte, le documentaire n’a rien d’original sur la forme mais, en cette période de repli, le voir met du baume au cœur.

Libération :

«Il y avait des gens sans maison et des maisons vides.» C’est avec cet argument de bon sens que Mimmo, maire du petit village de Riace, en Calabre, a bâti pendant vingt ans une politique d’accueil des migrants qui en avait fait un laboratoire de ce que pourrait être une approche humaine et solidaire de la question. Mais en 2017, avec l’arrivée de Matteo Salvini aux affaires, voici que Mimmo est mis en examen pour aide à l’immigration clandestine. Shu Aiello et Catherine Catella ont alors décidé de faire un film comme on ferait une manif, pour protester et aider le maire et son village à mener le combat. Si Un paese di resistenza donne de l’espoir, il fait également froid dans le dos, en ce qu’il montre comment l’extrême droite, une fois au pouvoir, saccage méthodiquement tout ce qui contrevient à son idéologie.


Bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=413ULB_7WgE



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