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LA COULEUVRE NOIRE

ven. 22 mai

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LE COLISÉE CARCASSONNE

Drame - France, Colombie - 1h25 (25/03/2026) De Aurélien Vernhes-Lermusiaux Avec Alexis Lozano Tafur, Miguel Ángel Viera, Ángela Rodríguez (II)

LA COULEUVRE NOIRE
LA COULEUVRE NOIRE

Heure et lieu

22 mai 2026, 18:00 – 02 juin 2026, 20:00

LE COLISÉE CARCASSONNE

À propos de l'événement

HORAIRES

5 séances avec des horaires pouvant varier de quelques minutes :

Les horaires précis sont déterminés chaque semaine par le Colisée.

Ven 22/05 : 18h40 - Dim 24/05 : 18h30 - Lun 25/05 : 13h45

Jeu 28/05 : 16h05 - Mar 2/06 : 21h échanges après la séance en présence des ADC.


SYNOPSIS

Après des années d’absence, Ciro revient chez lui, au chevet de sa mère. Dans ce désert colombien de la Tatacoa, il retrouve ceux qu’il avait fuis et affronte les derniers gardiens d’un territoire aussi fragile qu’envoûtant.


SECRETS DE TOURNAGE

Il s’agit du deuxième long-métrage d’Aurélien Vernhes-Lermusiaux après Vers la bataille (2019).

La Couleuvre noire a été entièrement tourné en espagnol. C’est le deuxième film que le cinéaste tourne dans une langue étrangère après son court-métrage Les Photographes (2015) qui avait été tourné, en partie, en anglais et en allemand en plus du français.

Ce film est présenté à l'ACID au Festival de Cannes 2025.


CRITIQUES

Télérama :

Il part au bout du monde pour chercher l’intime… Un étonnant désir de cinéma guide le réalisateur découvert avec Vers la bataille (2021), où un photographe français suivait des soldats de Napoléon III au Mexique, en 1863, emportant avec lui le souvenir de son fils, mort dans une autre guerre. Un nouveau voyage commence avec Ciro, jeune Colombien ouvrier à Bogotá aujourd’hui, appelé au chevet de sa mère, qui vit ses derniers jours dans la très modeste maison familiale, aux portes du désert de la Tatacoa. Une immensité que Ciro a fuie, dix ans plus tôt, abandonnant sa place de fils et renonçant à celle du père qu’il allait devenir. De retour au village, ce déserteur va avoir rendez-vous avec lui-même, dans le désert… Si Aurélien Vernhes-Lermusiaux se confirme en cinéaste explorateur, il donne mieux à comprendre qu’il est d’abord l’aventurier du cheminement intérieur. Dans les paysages extraordinaires de la Tatacoa, qui semblent l’invention d’un artiste halluciné, il a trouvé une matière rocheuse, minérale et presque mentale, dont il fait un langage sensible. L’aridité géographique se révèle la richesse d’un film qui évite tout folklore sud-américain et s’ouvre au mystère. Terrain familial et familier Les retrouvailles sont faites du silence du père, dur comme la pierre, et du souffle ténu de la mère, dans lequel semble passer le sifflement d’une couleuvre noire (la signification de « Tatacoa ») dont elle transmet l’histoire à Ciro. Ce serpent porteur d’eau, capable de faire renaître la vie, se glisse ici,resurgit là, relance une magie possible et devient le symbole de ce que le film raconte : une mue.En s’acclimatant à cet ailleurs troublant, on se trouve peu à peu en terrain non seulement familial mais familier. Avec le beau personnage de la fille de Ciro, présence timide et essentielle du haut de ses 10 ans, une autre façon d’être au monde se dessine, en renouant avec ses racines tout en gardant sa liberté, en trouvant sa place. La Couleuvre noire avance vers la fin d’une bataille avec des ruptures, des peurs, des regrets. De la nuit des premières scènes à la belle journée finale, c’est le film lumineux de l’apaisement, d’une réconciliation avec l’immensité de l’histoire dont chacun de nous hérite.

Le Monde :

Après le somptueux Vers la bataille (2021), prix Louis-Delluc du meilleur premier film, sur la guerre coloniale menée par la France au Mexique (de 1862 à 1867), Aurélien Vernhes-Lermusiaux livre un film sensoriel et taiseux, tourné en Colombie, dans le désert de la Tatacoa. Un jeune homme, Ciro, revient au chevet de sa mère, mourante. Il est mal accueilli par son père, qui en veut à ce fils d’avoir quitté sa terre natale pour Bogota, la capitale. La Couleuvre noire, évocatrice d’un conte d’enfance, accompagne le deuil ainsi que le rituel funéraire auxquels se livrent les deux hommes, lors de ces retrouvailles forcées.

La beauté des plans, la splendeur des paysages, dans les plis des collines arides, ne parviennent pas à chasser une certaine pesanteur du récit, un peu trop balisé et ancré dans le « réalisme magique » (très tendance, au risque de lasser), qu’accompagne pas à pas la musique des Tindersticks. Sélectionné à Cannes, à l’Association du cinéma indépendant pour sa diffusion (ACID), ce second long-métrage n’en reste pas moins poétique et délicat.

Libération :

Dans le désert de la Tatacoa, au nord-ouest de la Colombie, un homme revient chez lui, au chevet de sa mère mourante. Il va retrouver un père qui lui est hostile, une ancienne petite amie qui a fait sa vie et se confronter à cet environnement à la fois impitoyable et sublime, aux légendes immémoriales. Deuxième long métrage d’Aurélien Vernhes-Lermusiaux, lauréat du prix Louis-Delluc il y a cinq ans pour son premier film Vers la bataille, la couleuvre noire est à l’image exacte de son synopsis – aride, austère mais envoûtant. Evitant les écueils de l’exotisme, du tout-concept et de l’ultra-contemplatif, le cinéaste français utilise les impossibles paysages lunaires de la Tatacoa pour former une sorte de western mystico-existentialiste qui rappelle par moments l’Ouragan de la vengeance de Monte Hellman ou, plus près de nous, Black dog de Guan Hu, dont il peut être vu comme un cousin éloigné, âpre et taiseux.

Ravins labyrinthiques :

Malgré la grande beauté de l’ensemble tout ça reste toutefois un peu rigide – on aurait aimé au milieu de ces ravins labyrinthiques, cette terre grise et ces notes de guitare éparpillées par le vent, assister à quelques sorties de routes. Voir le film épouser plus franchement son aspect foncièrement mythologique, notamment – comme dans ce plan qui navigue en gros plan dans un tableau représentant la couleuvre noire du titre. Le film réussit à exprimer tout de même quelques idées sur la transmission et la nature libératrice. Portée qui plus est par une excellente musique composée par des Tindersticks toujours inspirés et pour une fois assez éloignés de leur registre habituel, entre country ferrugineuse et dub profond.

L'Obs :

A l’heure où le septième art repose prioritairement sur la rationalité du scénario, voir un auteur s’affranchir de ce diktat pour miser sur la beauté du geste cinématographique a quelque chose d’exaltant.

Les Cahiers du Cinéma :

Ce refus de s’emparer de la matière avec radicalité pour dessiner une trajectoire définie par les dialogues traduit l’impasse de La Couleuvre noire, aux émotions moins mordantes qu’imposées.


Bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=2wc8YHsQ7qI



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