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LA FILLE CONDOR

ven. 09 oct.

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LE COLISÉE CARCASSONNE

Drame - Bolivie - 1h43 (19/08/2026) De Alvaro Olmos Torrico Avec María Magdalena Sanizo, Marisol Vallejo Montaño, Nely Huayta Cutipa Titre original La hija cóndor

LA FILLE CONDOR
LA FILLE CONDOR

Heure et lieu

09 oct. 2026, 18:00 – 20 oct. 2026, 20:00

LE COLISÉE CARCASSONNE

À propos de l'événement

HORAIRES

5 séances avec des horaires pouvant varier de quelques minutes :

Les horaires précis sont déterminés chaque semaine par le Colisée.

Jeu 15/10 : 16h - Mar 20/10 : 20h.

Ven 9/10 : 18h - Dim 11/10 : 18h - Lun 12/10 : 14h.


SYNOPSIS

Clara est une doula quechua qui chante pour apaiser la douleur des femmes enceintes. Sa mère Ana, sage-femme chevronnée, considère ce don comme un miracle. Influencée par une amie, et après une dispute avec sa mère, la jeune femme décide de partir pour la grande ville. Depuis la communauté subit la mort mystérieuse d'animaux et des récoltes, les villageois attribuent cette punition au départ de Clara. Sa mère décide de la retrouver.


SECRETS de TOURNAGE

Lors d’un voyage dans les Andes boliviennes, Álvaro Olmos Torrico a rencontré une sage-femme quechua présentée comme la dernière de sa région. Le réalisateur lui a rendu régulièrement visite et a découvert progressivement le rôle essentiel de ces femmes dans la transmission des savoirs et des traditions. Après sa disparition, il a décidé de prolonger cette rencontre à travers La Fille Condor, tourné dans la communauté où elle vivait.

Les deux interprètes principales n’avaient jamais joué au cinéma avant La Fille Condor. Le réalisateur souligne leur courage face aux scènes émotionnellement exigeantes du tournage et leur engagement tout au long du projet. Marisol Vallejos Montaño qui incarne Clara, est notamment une musicienne autodidacte : elle joue de la guitare depuis l’âge de 11 ans et s’est ensuite passionnée pour l’accordéon de son grand-père. En 2021, sa famille a formé “Estrella del Valle”, un groupe entièrement féminin interprétant de la musique traditionnelle et populaire bolivienne, telle que la cumbia, le huayno et lacueca.


CRITIQUES

Télérama :

Entre la réalisation de documentaires ou de fictions et son métier de producteur, le cinéaste bolivien Alvaro Olmos Torrico donne une visibilité importante à son pays. Il met en scène, cette fois, la transmission du savoir de sage-femme entre une mère quechua et sa fille Clara, qui chante pour soulager la douleur des parturientes. Mais la jeune femme est attirée par les sirènes de la ville, où elle pourrait devenir chanteuse professionnelle… Rigoureusement documenté, tourné dans des paysages naturels spectaculaires, parlé majoritairement en langue quechua, le film met en scène des traditions anciennes confrontées à la médecine moderne. Et captive, malgré son classicisme formel, grâce à son approche respectueuse d’une communauté rarement vue au cinéma.

Libération :                                                                                                                  

Tu enfanteras dans la douleur. Le premier plan de la Fille Condor, fixe, pictural et qui joue la longueur, cadre la mère imminente en position assise qui gémit, son mari en soutien posté dans son dos, enfin celles qui l’«accouchent» en tentant – par des massages sur l’abdomen prodigués par la sage-femme et le chant doux de sa fille Clara debout à ses côtés – d’atténuer la souffrance du travail. Dans ce village quechua des Andes de Bolivie, les méthodes sont ancestrales, traditions et superstitions ont la peau dure : tu deviendras sage-femme comme ta mère, ma fille. Clara l’entend différemment, l’oreille collée à son transistor (l’objet du diable, avec des piles) comme à l’appel des sirènes lointaines de la ville où elle aimerait chanter pour d’autres que sa communauté des hauteurs reculées.

Elle s’enfuit, comme un conte rebooté de la Chèvre de monsieur Seguin. Alphonse Daudet sens dessus dessous, autrement dit, au lieu de se détacher de son piquet pour caracoler dans la montagne où le loup lui apprendra ce qu’il en est de la liberté des filles désobéissantes, Clara, surnommée elle d’un autre nom d’animal, «la fille Condor», fugue à moto dans la vallée où la ville l’invitera à revoir ses rêves à la baisse, comme prévu.

Ce que raconte le film est hardcore, cruel et violent comme le conte, mais la façon dont il montre ça est softcore, à la lisière du folklorique : moralité reconduite qu’on n’échappe pas à son destin de chèvre, ou de fille. La Fille Condor se pare de très belles images et reste correct, trop correct. La vraie bonne surprise est le choix d’Alvaro Olmos Torrico de rester du point de vue de la mère après le départ de Clara, qu’il laisse s’échapper par la mise en scène, contrariant alors le propos du récit. Un long temps la jeune femme disparaît vers une liberté dont le film nous épargnera l’échec, subtilement glissera plus loin, au point de renoncement.

Les Inrocks :                                                                                                                           

Le film trouve ainsi sa force dans son anti-manichéisme, et son refus de tout jugement définitif, offrant finalement à Clara la possibilité d’un juste milieu, entre émancipation et affirmation identitaire.

L'Obs :

La puissance du pictural, tout en hommage aux pietàs, ainsi que la fausse douceur de la mise en scène composent ici une superbe mélopée.

Première :

Le cinéaste bolivien filme superbement clash générationnel et soulèvement d’un féminin refusant l’archaïsme de certaines coutumes.


Bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=0JmVatd_9Xk



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