LADY NAZCA
jeu. 01 janv.
|LE COLISÉE CARCASSONNE
Drame historique - Allemagne, Fr. - 1h39 (10/12/2025) De Damien Dorsaz Avec Devrim Lingnau, Guillaume Gallienne, Olivia Ross


Heure et lieu
01 janv. 2026, 16:00 – 12 janv. 2026, 14:00
LE COLISÉE CARCASSONNE
À propos de l'événement
HORAIRES
4 séances avec des horaires pouvant varier de quelques minutes :
Les horaires précis sont déterminés chaque semaine par le Colisée.
Jeu 1/01/2026 : 16h30 - Mar 6/01 : 20h20 échanges après la séance en présence des ADC
Ven 9/01 : 17h55 - Lun 12/01 : 14h.
SYNOPSIS
Pérou, 1936. Maria, jeune enseignante à Lima, rencontre Paul d’Harcourt, archéologue français. Ce dernier l’emmène dans le désert de Nazca où elle découvre un vestige millénaire qui va peu à peu devenir le combat de sa vie…
D’après une histoire vraie. Inspiré de la vie de l'archéologue Maria Reiche.
SECRETS de TOURNAGE
Le film a été tourné au Pérou à l’été 2024, entre Lima et la région de Nazca. En tout, il a duré 28 jours.
Lady Nazca est le premier long-métrage réalisé par le comédien Damien Dorsaz.
Malgré qu'il s'inspire de la vraie Maria Reiche, le cinéaste est clair : il ne s'agit pas d'un biopic. Une volonté sur laquelle il s'explique : " Il ne s’agit en rien d’un biopic, encore moins d’une reconstitution historique. Il s’agit d’une quête existentielle, un récit initiatique. Je pourrais aussi résumer le film ainsi : Un être trouve ce qu’il veut faire de sa vie et trouve sa connexion profonde avec le monde."
CRITIQUES
Télérama :
Elle était née en Allemagne en 1903 et mourut au Pérou en 1998, après y avoir consacré l’essentiel de sa vie à observer, cartographier et comprendre les mystérieuses lignes de Nazca, grandes figures tracées sur le sol du désert. Maria Reiche était de la trempe de ces femmes dont on redécouvre aujourd’hui l’envergure, les exploits oubliés. Avec ce premier film, le réalisateur fait revivre une aventure péruvienne dont on comprend l’audace et l’importance. Il est plus difficile malheureusement de prendre la mesure de sa Maria Reiche, personnage presque effacé dans une chronique d’époque trop sage. On devine un esprit à la fois mathématique et visionnaire, un goût de la solitude peut-être, un amour des femmes sans doute compliqué… Le portrait reste comme inachevé.
Le Monde :
Le comédien Damien Dorsaz est habité par le destin de Maria Reiche (1903-1998). Après lui avoir consacré en 2006 un premier documentaire d’une quarantaine de minutes, La Dame de Nazca, voilà qu’il revient aujourd’hui avec un premier film de fiction s’attachant à la même figure. Cette archéologue allemande, qu’il a brièvement rencontrée en 1996, lors d’un voyage au Pérou, est restée célèbre pour avoir travaillé à la reconnaissance et à la préservation des lignes de Nazca. Il y a deux mille ans, cette civilisation, ancêtre des Incas, gravait à même le sol une œuvre monumentale, des géoglyphes représentant des animaux ou de longs sillons de plusieurs kilomètres figurant le désert péruvien.
Loin de se répéter, les deux films de Damien Dorsaz présentent des approches complémentaires. Son documentaire retraçait précisément toutes les grandes étapes de son existence : sa naissance à Dresde, en Allemagne, la mort de son père, lors de la première guerre mondiale, son installation au Pérou, la rencontre décisive avec l’anthropologue américain Paul Kosok (1898-1959), qui, le premier, s’est intéressé sérieusement aux géoglyphes. Puis ces quelques décennies passées à observer le désert où elle avait fait sa vie, l’inscription du site au Patrimoine mondial de l’Unesco, en 1994, ultime victoire avant sa mort…
Contre l’indifférence de tous
Son film de fiction, à la temporalité plus allusive, comme pour se défaire de l’ombre du biopic, commence directement au Pérou, où la jeune femme est venue refaire sa vie. L’Américain Paul Kosok est devenu Paul d’Harcourt (Guillaume Gallienne), un Français peu convaincu de l’intérêt de ces sillons. Maria Reiche (Devrim Lingnau) se battra seule contre l’indifférence de tous pour sauver ces œuvres de la destruction.
Plus que le statut d’icône que cherche à conférer à Maria Reiche le film, passant sous silence la large remise en cause depuis de nombreuses années de ses interprétations, plus que son histoire d’amour tourmentée avec sa compagne, Amy Meredith (Olivia Ross), qui donne lieu à quelques scènes convenues, c’est dans la confrontation de l’archéologue à l’immensité du désert que Damien Dorsaz trouve le véritable sujet de Lady Nazca. Le portrait d’une femme qui a trouvé sa place, loin des tourments de l’époque, dans le silence d’un des endroits en apparence les plus inhospitaliers au monde, émerveillée par sa beauté.
Première :
Damien Dorsaz fantasme ici la vie de la Dame de Nazca, petit bout de femme qui a consacré sa vie à l’étude des géoglyphes pré-inca. S’il nous livre un film d’époque des plus conventionnels sur une histoire pourtant insolite, c’est pour mieux nous épargner les artifices de mise en scène qui l'auraient freiné dans sa quête de l’épure. Seul subsiste le dialogue éthéré entre le souffle du vent et les grains de sable, entre la chaleur étouffante et le scintillement de l’eau, comme un appel à la méditation.
Bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=gsB_lGQPG5s
Maria Reiche (15/05/1903 - 8/06/1998) archéologue allemande qui a consacré la majeure partie de sa vie à l'étude archéologique et à la préservation des géoglyphes nazcas du Pérou.


