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LAST STOP : YUMA COUNTY

ven. 17 oct.

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LE COLISÉE CARCASSONNE

Thriller, policier - USA -1h30 (6/08/2025) De Francis Galluppi Avec Jim Cummings (II), Faizon Love, Jocelin Donahue

LAST STOP : YUMA COUNTY
LAST STOP : YUMA COUNTY

Heure et lieu

17 oct. 2025, 18:00 – 26 oct. 2025, 18:00

LE COLISÉE CARCASSONNE

À propos de l'événement

HORAIRES

5 séances avec des horaires pouvant varier de quelques minutes :

Les horaires précis sont déterminés chaque semaine par le Colisée.

Ven 17/10 : 18h15 avec présentation du film par un membre de l'association - Lun 20/10 : 14h - Mar 21/10 : 20h45 

Jeu 23/10 : 16h15 - Dim 26/10 : 18h10 


SYNOPSIS

Au milieu du désert brûlant d’Arizona, une station-service se retrouve à sec. Dans le diner attenant, les clients attendent dans une ambiance étouffante l’arrivée du camion-citerne pour les ravitailler. Ils pensent que le pire, c’est la chaleur, mais c’est sans compter sur l’arrivée de deux braqueurs en cavale dans le restaurant…


CRITIQUES

Les fiches du Cinéma

Galluppi signe un revigorant exercice de style en forme de bonbon néo-noir visuellement splendide.

Les Cahiers du cinéma :

Jim Cummings confirme son habileté à transcender le cadre étriqué où il évolue : plus qu’à ce restoroute où rien ne se réinvente, c’est aux péripéties accomplies (ou subies) par son corps de pantin élastique et anguleux que Last Stop: Yuma County se trouve une raison d’être, d’autant plus acceptable dans une ère où les Coen eux-mêmes cèdent parfois au sous-coenisme. 

Nouvel Obs :

Une station essence à sec en plein désert d’Arizona, des automobilistes qui attendent la livraison de carburant dans le diner attenant, un VRP minable, une serveuse mariée au shérif et deux braqueurs en fuite. Tels sont les ingrédients de cet amusant thriller en temps réel et lieu unique, fichtrement bien foutu malgré une mise en place un peu longuette. Francis Galluppi ne réinvente rien mais il connaît ses classiques – les frères Coen pour l’ancrage redneck, Don Siegel pour l’humeur western néo-noir, Tarantino pour le décalage musical –, manie bien les codes – blancs-becs cupides, minorités sacrifiées, sac de biftons aux quatre vents – et signe une pure série B du samedi soir d’un genre qui a déserté les salles. Pourquoi bouder son plaisir ?

Télérama:                                                                                                                              Une ambiance de néo-film noir à l’humour grinçant façon Fargo (sans la neige, et sous le soleil plombant du désert d’Arizona). Une prise d’otages dans un diner menée par des gangsters pas très futés comme dans Pulp Fiction. Un jeune couple qui rejoue, en mode décadent, le parcours romantico-criminel des héros de La Balade sauvage. Une scène de fusillade au ralenti à la manière d’Apportez-moi la tête d’Alfredo Garcia… Le réalisateur de ce premier long métrage connaît bien ses classiques. Trop, même : Francis Galluppi ne parvient jamais à dépasser la copie appliquée du bon élève, bien exécutée mais sans personnalité. Amusant parfois par ses situations absurdes, distrayant grâce à son casting de seconds couteaux à vraies « gueules » de cinéma, Last Stop : Yuma County n’est pas désagréable. Seulement un peu vain.

Le Dauphiné libéré :

Que c’est bien écrit, sur le principe de l’entropie dévastatrice, soit un dérèglement (de comptes) qui va de pire en pire, chaos grandissant. Que c’est bien joué, par des acteurs qui sont vraiment justes à chaque instant. Que c’est bien mis en scène, avec des idées absolument épatantes, une caméra qui trouve des angles inattendus - le directeur de la photographie Mac Fisken est un surdoué.

Le Figaro :

Prix du Public au Festival de Reims Polar 2024, le premier film de l’Américain Francis Galluppi mêle humour absurde et thriller en huis clos.

Last Stop : Yuma County, premier long-métrage de Francis Galluppi qui a remporté le Prix du Public au Festival de Reims Polar 2024, a plutôt de l’allure avec son style rétro seventies. Son décor quasi unique est une station-service vintage au milieu du désert brûlant d’Arizona. « Vous serez prêts à mourir pour notre tarte à la rhubarbe », indique une pancarte. Un représentant de commerce, vendeur de couteaux japonais en route pour l’anniversaire de sa fille, s’y arrête pour faire le plein. Sauf que la citerne est à sec. La prochaine station est à 150 km. Il n’a d’autre choix que d’attendre le ravitaillement par camion dans le diner attenant, en compagnie de Charlotte, la jolie serveuse tout juste déposée par son sheriff de mari.

Le représentant est bientôt rejoint par deux hommes, coincés comme lui. Deux braqueurs de banque en fuite vers le Mexique. Deux archétypes : un jeune bas du front et impulsif, un vieux froid et calculateur. Le diner se remplit d’autres personnages en quête d’essence, clients inconscients du danger : un couple de retraités, un couple d’apprentis délinquants, un Amérindien gourmand - il n’est pas en manque de carburant mais raffole des pains au lait en sauce servis par Charlotte.

Dans ce diner hors du monde et du temps, les téléphones portables n’existent pas. La climatisation ne fonctionne pas. Le juke-box joue une musique de crooner. L’attente mêle suspense et humour absurde. Gavin, l’adjoint du sheriff, vient chercher du café sans rien voir de l’atmosphère tendue qui règne dans la salle. Il est bête et amusant. Comme la plupart des protagonistes.

Le représentant de commerce est joué par Jim Cummings, acteur et réalisateur de Thunder Road, Grand Prix à Deauville en 2018. Il a un faux air d’Anthony Perkins. « On dirait un peu le travelo dans Psychose », relève la vamp écervelée. Son petit ami cite La Balade sauvage, de Terrence Malick. Mais les modèles de Galluppi sont plus à chercher du côté des frères Coen (Blood simple, Fargo) ou de Quentin Tarantino (Reservoir Dogs ). On pense aussi à Albino Alligator, de Kevin Spacey, avec Matt Dillon et Faye Dunaway - l’histoire de cambrioleurs réfugiés dans un bar cerné par la police.

Le dénouement opère une rupture de ton étrange et inattendue. Comme si Galluppi voulait donner du sens et de la gravité à ce qui ressemblait jusqu’ici à un exercice de style gratuit et divertissant. Il n’est alors pas exclu de voir dans ce thriller inoffensif la métaphore d’une Amérique dégénérée. La conquête de l’Ouest et des grands espaces a laissé place à un huis clos peuplé d’êtres cupides et violents armés jusqu’aux dents. Un pays en panne d’inspiration et d’aspiration.


Bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=2T7GP9zDV4M





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