LE RETOUR DU PROJECTIONNISTE
jeu. 12 févr.
|LE COLISÉE CARCASSONNE
Documentaire - Azerbaijan, Allemagne - 1h20 (21/01/2026) De Orkhan Aghazadeh Titre original Die Rückkehr des Filmvorführers


Heure et lieu
12 févr. 2026, 16:00 – 23 févr. 2026, 14:00
LE COLISÉE CARCASSONNE
À propos de l'événement
HORAIRES
5 séances avec des horaires pouvant varier de quelques minutes :
Les horaires précis sont déterminés chaque semaine par le Colisée.
Jeu 12/02 : 16h20 - Mar 17/02 : 20h45 échanges après la séance en présence des ADC.
Ven 20/02 : 18h30 - Dim 22/02 : 18h20 - Lun 23/02 : 13h45
SYNOPSIS
Dans un village reculé des montagnes Talyches, entre l’Iran et l’Azerbaïdjan, un réparateur de télévision dépoussière son vieux projecteur soviétique, il rêve de réunir à nouveau son village devant le grand écran. Les obstacles se succèdent, jusqu’à ce qu’il trouve un allié inattendu : un jeune cinéphile. Deux générations se rencontrent et ramènent le cinéma et sa lumière au village.
SECRETS DE TOURNAGE
Orkhan Aghazadeh a rencontré le protagoniste de son documentaire, le projectionniste Samid, alors qu'il faisait des repérages en hiver pour son film de fin d’études, The Chairs. Lui et son équipe ont été accueillis par Samid alors qu'ils étaient coincés par la neige dans son village. Le réalisateur se souvient : "Quand il a appris que nous étions une équipe de cinéma, il nous a montré ses vieux équipements de projection de films, qu’il gardait en réserve depuis près de trente ans. Il était, avant, le projectionniste local, qui se déplaçait aussi dans les villages environnants pour montrer des films en utilisant un matériel portable, et il rêvait de redonner vie à cette activité."
Marqué par cette rencontre, Aghazadeh a décidé de retourner voir Samid une fois ses études terminées. Il l'a filmé sur plusieurs périodes d'une semaine ou de dix jours. Il lui a fallu environ deux ans et demi pour compléter et terminer le film.
Bien qu'il soit marié, on ne voit jamais l'épouse de Samid à l'écran car elle n'était pas ouverte à l'idée de participer au film et est instable psychologiquement depuis la mort de leur fils. Le réalisateur précise : "Pour des raisons éthiques, et parce qu’elle n’a jamais donné son consentement, nous avons décidé de n’inclure aucune image de la famille. Il était préférable de ne pas insister. "
CRITIQUES
Libération :
Cet activisme culturel à l’échelle de ce bled paumé, où la séparation des tâches et des espaces entre hommes et femmes est encore très agissante, relève d’un héroïsme destiné a priori à n’être applaudi par personne. En cadrant avec soin chaque étape et retards de cette projection, Orkhan Aghazadeh lui donne une dimension de conte moral, le duo Samid et Ayaz, entre pieds nickelés et phares dans la nuit, leurs microbatailles après l’autre.
Cahiers du cinéma :
Le Retour du projectionniste décrit un état du monde contemporain où les outils ne sont pas désuets, ni les imaginaires incompatibles, ni les projets utopiques, mais où il faut inventer des façons de les brancher les uns aux autres.
L'Obs :
Quelque part entre l’Iran et l’Azerbaïdjan, le trentenaire Orkhan Aghazadeh filme avec modestie, humanité et un beau sens du plan, le compagnonnage entre un vieil homme, projectionniste du temps de l’Union soviétique, et un jeune féru de dessins animés, qu’il pratique avec des bouts de ficelle et contre l’avis de son entourage.
Bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=PWBDexj5gmI
