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LITTLE TROUBLE GIRLS

jeu. 07 mai

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LE COLISÉE CARCASSONNE

Drame - Slovénie - 1h30 (11/03/2026) De Urška Djukić Avec Jara Sofija Ostan, Mina Švajger, Saša Tabaković Titre original Kaj Ti Je Deklica

LITTLE TROUBLE GIRLS
LITTLE TROUBLE GIRLS

Heure et lieu

07 mai 2026, 16:00 – 18 mai 2026, 14:00

LE COLISÉE CARCASSONNE

À propos de l'événement

Evènement exceptionnel Colisée-ADC :

Mardi 12 mai à 18h30 Accueil apéritif par les ADC avant la Cérémonie d'ouverture du Festival de Cannes, retransmise en direct au Colisée à 19h, montée des marches et projection à 20h de La Vénus électrique de Pierre Salvadori avec Anaïs Demoustier, Vimala Pons, Pio Marmaï, Gustave Kerven, Gilles Lellouche.

Synopsis : Paris, 1928. Antoine Balestro, jeune peintre en vogue n'arrive plus à travailler depuis la mort de son épouse et désespère Armand, son galériste. Un soir d'ivresse, Antoine tente d'entrer en contact avec sa femme par l'intermédiaire d'une voyante. Sans le savoir, il parle en réalité avec Suzanne, une modeste foraine qui s'est glissée dans la roulotte pour y voler de la nourriture...


HORAIRES

5 séances avec des horaires pouvant varier de quelques minutes :

Les horaires précis sont déterminés chaque semaine par le Colisée.

Jeu 7/05 : 16h50 - Lun 11/05 : 20h30 échanges après la séance en présence des ADC. (à la place du mardi 12/05)

Ven 15/05 : 18h45 - Dim 17/05 : 18h30 - Lun 18/05 : 13h45

SYNOPSIS

Lucia, une jeune fille introvertie, rejoint la chorale de son école et se lie d’amitié avec Ana-Maria, populaire et séduisante. Confrontée à un environnement inconnu et à l’éveil de sa sexualité, Lucia commence à remettre en question ses croyances, perturbant l’harmonie du chœur.


SECRETS DE TOURNAGE

L’étincelle initiale du projet remonte à 2018, lorsque Urška Djukić a assisté à un concert d’une chorale slovène composée de jeunes filles. La réalisatrice se rappelle : "Dès que je les ai entendues chanter, j’ai été bouleversée. J’ai été profondément émue par la puissance de leurs voix, à la frontière de l’éveil de leur féminité, au point de devoir retenir mes émotions pour ne pas fondre en larmes au beau milieu du concert."

"Il y avait quelque chose d’ important dans la force de ces voix féminines adolescentes, si souvent réduites au silence au fil de l’histoire. Trois prêtres étaient également dans le public, tout aussi émus que moi. Cette scène m’a paru étrange : des hommes adultes vivant dans le célibat, écoutant des jeunes filles irradier une énergie sexuelle en éveil."

"Cela m’a semblé significatif, et j’ai ressenti le besoin d’explorer ce thème et ma propre réaction émotionnelle à travers un long-métrage. J’ai commencé par observer cette chorale et étudier sa dynamique, ce qui a inspiré mon premier scénario. Plus tard, nous avons formé notre propre chorale pour continuer le travail."

Urška Djukić a créé une chorale spécialement pour Little Trouble Girls. Avec son équipe, la cinéaste a organisé des auditions pour de jeunes chanteuses et sélectionné une trentaine de filles, ainsi que les quatre actrices principales (dont certaines n’avaient aucune expérience du chant). Elle se rappelle : "Le vrai travail a ensuite commencé. La chorale a été dirigée par une excellente musicienne, Jasna Žitnik, qui a aussi formé l’acteur Saša Tabaković à diriger la chorale dans le film."

"Je m’intéressais particulièrement aux chants folkloriques slovènes capables de compléter les scènes par leur contenu et leur atmosphère. Pour la scène finale, nous avons utilisé une très vieille prière italienne suggérée par notre collaboratrice, l’artiste vocale Irena Tomažin. Avec certaines chanteuses, elle l’a adaptée et interprétée dans des scènes où les sœurs chantent dans une grotte et sous une cascade."

"Ce chant avait une résonance si puissante qu’il a ému même les hommes les plus durs de l’équipe de tournage. On sentait tous l’énergie de cette ancienne prière purificatrice. Le film se termine par la chanson emblématique Little Trouble Girl de Sonic Youth, qui a inspiré le titre du film et lie parfaitement le récit et ses thèmes."


CRITIQUES

Positif :

 par Nicolas Geneix

Avec autant de liberté que de délicatesse, comme dans son remarquable court-métrage La Vie sexuelle de mamie (2021), Urška Djukić interroge l'intimité et ce que le passé et ce que les réflexes de culpabilité, de honte, continuent de lui faire subir.

Télérama :

Le premier plan, enluminé, s’attarde sur une forme ovoïde, vermeille, ouverte en son centre par une fente. Une vulve ? C’est à s’y méprendre. Il s’agit en réalité de l’illustration d’un livre de prière du XVᵉ siècle, figurant la blessure du Christ, entouré des instruments de son supplice. La confusion est volontaire et facétieuse : origine du monde, origine du mal, désir et culpabilité, tout s’entrechoque dans le premier long métrage de la Slovène Urška Djukić (récompensée en 2023 par le César du court métrage d’animation pour La Vie sexuelle de mamie), qui confronte l’éveil à la sensualité d’une adolescente aux carcans de l’éducation religieuse. Venue passer un week-end dans un couvent italien avec la chorale de son école catholique, Lucija (Jara Sofija Ostan), 16 ans, vit ses premiers émois, troublée à la fois par sa copine de chambre Ana Marija, plus affranchie qu’elle, et par un bel ouvrier chargé de faire des travaux au couvent.

Expérience sensorielle. Il se passe peu de chose, et pourtant beaucoup, dans ce film d’apprentissage où éclate la vitalité des jeunes corps. Les adolescentes qui chantent le Seigneur ne sont pas des anges, mais bien mais des êtres de chair, filmés avec gourmandise. En gros plans, les lèvres, les langues tressaillent, rebondissent sur les jeunes dents, croquent la musique avec un appétit païen, hormones et sens en alerte, tout comme les mêmes bouches engloutissent des grains de raisin encore vert pour faire pénitence… Dans ce combat du corps contre l’esprit et les conventions rigoristes, Lucija, éduquée dans une famille conservatrice et prude, va faire son chemin. Et si d’abord sa voix s’étrangle — dans une scène de chant solo un peu sadique, où le chef de chœur s’acharne sur elle —, elle va peu à peu s’ouvrir, s’affranchir, à travers des expériences minuscules, un baiser, la caresse d’un doigt sur sa paume, jusqu’à trouver sa voie. Un beau film en forme d’expérience sensorielle, qui marque l’éclosion d’une réalisatrice.

Le Monde :

Sélectionné à la Berlinale (section Perspectives), ce premier long-métrage de la Slovène Urska Djukic suit les émois d’une adolescente, Lucia, tiraillée entre sa foi catholique et son éveil sexuel. La jeune fille fait partie d’une chorale féminine et le film se déroule le temps d’un week-end, dans la chaleur d’un couvent en travaux (donc peuplé d’hommes en muscles). L’image installe une atmosphère rêveuse, accumulant les plans sur les traits fins de Lucia, comme en écho à une statue de la Vierge Marie, personnage mutique et néanmoins puissant.

En dépit de ses beaux cadres, Little Trouble Girls, qui doit son titre à la chanson éponyme du groupe Sonic Youth, ne réussit pas à dépasser les clichés. Outre des dialogues explicites autour du féminin, le scénario déploie des situations attendues, autour de trois personnages stéréotypés : une jeune fille un peu délurée, potentiellement attirée par Lucia, un ouvrier sexy et un professeur de chorale à la mèche grasse, qui semble transpirer au contact de l’héroïne.

Première :

Ce premier long métrage slovène s’aventure sur le terrain qu’on pourrait croire usé du récit d’émancipation féminine. Mais d’emblée, on sent la patte d’une réalisatrice, une singularité dans sa capacité de nous plonger dans la tête de sa jeune héroïne Lucia.

Les Cahiers du Cinéma :

Des pétales grands ouverts aux vulves, des doigts de la Vierge à la main onaniste de Lucija, les réseaux métaphoriques et symboliques exposés dans des inserts répétitifs pèsent trop lourd pour ne pas écraser un film qui palpite pourtant, dans ses meilleurs moments, comme une frêle toile d’araignée.


Bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=a34OfQ7Cv1w



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