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PALESTINE 36

ven. 27 févr.

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LE COLISÉE CARCASSONNE

Drame - Fr, Palestine, Qatar - 1h59 (14/01/2026) De Annemarie Jacir Avec Jeremy Irons, Hiam Abbass, Kamel El Basha

PALESTINE 36
PALESTINE 36

Heure et lieu

27 févr. 2026, 18:00 – 10 mars 2026, 20:00

LE COLISÉE CARCASSONNE

À propos de l'événement

HORAIRES

5 séances avec des horaires pouvant varier de quelques minutes :

Les horaires précis sont déterminés chaque semaine par le Colisée.

Ven 27/02 : 18h20 - Dim 1/03 : 18h Soirée-débat avec AMD, FIFP - Lun 2/03 : 14h

Jeu 5/03 : 16h - Mar 10/03 : 20h20 échanges après la séance en présence des ADC.


SYNOPSIS

Palestine, 1936. La grande révolte arabe, destinée à faire émerger un État indépendant, se prépare alors que le territoire est sous mandat britannique.


SECRETS DE TOURNAGE

L’année 1936 n’a pas été choisie au hasard par Annemarie Jacir puisqu’elle marque le début de la grande révolte arabe contre la colonisation britannique. Ce vent de révolte a duré jusqu’en 1939. C’est au cours de l’année 1936 que la lutte nationale pour l’indépendance a éclaté avec toute sa force. Il s’agit d’une année importante qui a façonné les vies des Palestiniens pour les décennies à venir.

À l’origine, la réalisatrice avait réellement prévu de tourner son film en Palestine (notamment à Bethléem, la ville de naissance de la réalisatrice) et le tournage devait commencer le 14 octobre 2023. Mais compte tenu de la guerre avec Israël, la cinéaste a changé ses plans et a surtout tourné dans plusieurs villes de Jordanie comme Salt et Karak. Cependant, l’équipe technique a néanmoins pu revenir en Palestine à la fin de l’année 2024 pour y achever le tournage.

Le film a été présenté en avant-première mondiale lors de l’édition 2025 du Festival de Toronto. Par la suite, il a également été sélectionné dans d’autres festivals internationaux comme ceux de Vancouver, Rome, Chicago ou encore Montpellier (Festival du cinéma méditerranéen) et FIFP à Carcassonne.(1 projection sur les 2 prévues)

Palestine 36 a été choisi pour représenter la Palestine dans la catégorie du meilleur film international pour l’édition 2026 des Oscars.

Une image riche de sens clôture le film après le premier générique. En effet, on peut y voir un paysan arabe jouant de la cornemuse dans un paysage pastoral. Si cet instrument semble surtout rattaché à plusieurs pays du Royaume-Uni comme l’Angleterre, l’Écosse ou l’Irlande, il s’avère qu’il est surtout originaire du Moyen-Orient. Il a ensuite voyagé en Europe et est revenu sur ses terres d’origine mais sous une autre forme. Compte tenu de son histoire, Annemarie Jacir a trouvé que c’était un instrument idéal pour figurer dans son film.


CRITIQUES

Première :

Des images d’archive colorisées introduisent chaque nouvelle partie pour mieux authentifier la beauté d’un monde disparu qui semblait alors vivre ses derniers instants de relative insouciance. Fort.

Cahiers du Cinéma :

L’intention est bien sûr de donner chair et âme aux Palestiniens, au risque de jeter le contrechamp avec l’eau du bain : colons britanniques croqués en un couple good cop/bad cop, kibboutzim réduits à de vagues silhouettes en short. (…) On aura perdu au passage la complexité espérée, noyée sous les ralentis et les chromos d’un académisme lourdaud. 

Télérama :

Les films de la cinéaste palestinienne Annemarie Jacir, qu’ils se déroulent à l’époque contemporaine (Le Sel de la terre) ou non (Quand je t’ai vu), sont hantés par la Nakba — la « catastrophe » de 1948, quand des centaines de milliers de ses compatriotes durent quitter leur terre natale après la défaite des pays arabes lors de la première guerre contre Israël. Son nouveau long métrage, de loin son plus ambitieux et son plus spectaculaire, se déroule douze ans avant cet événement traumatique. Mais, d’une certaine manière, il l’annonce. Et en donne de précieuses clés de compréhension.

En 1936, donc, la Palestine est administrée par les Britanniques depuis que la France et le Royaume-Uni se sont partagé le Proche-Orient à l’issue de la Première Guerre mondiale. La puissance occupante, qui avait soutenu le nationalisme arabe contre l’Empire ottoman, gère le territoire de manière coloniale, tout en laissant des Juifs qui ont fui l’antisémitisme et le fascisme en Europe s’installer en Terre sainte. Une révolte initiée par les paysans va peu à peu gagner les villes avant d’être réprimée dans le sang…

Pour incarner la société palestinienne de l’époque dans toute sa diversité, la réalisatrice multiplie les personnages dans un récit choral, fluide et prenant, qui assume le mélodrame et le lyrisme avec brio. Côté rural, on découvre entre autres Hanan (Hiam Abbass), une grand-mère aimante ou le père Bolous — un pope très impliqué dans sa communauté villageoise (Jalal Altawil). Côté urbain, la journaliste féministe Khouloud (Yasmine Al Massri) milite pour l’indépendance quand son mari, l’homme d’affaires Amir (Dhafer L’Abidine) se montre plus arrangeant avec l’occupant. Les deux univers sont reliés par Yusuf (Karim Daoud Anaya), un jeune campagnard qui travaille à Jérusalem avant de se lancer à son tour dans la guérilla.

Le camp britannique n’est pas lui non plus d’un seul bloc, entre le haut-commissaire ambigu (Jeremy Irons), un diplomate sensible à la cause palestinienne (Billy Howle) et un officier chrétien (Robert Aramayo) qui, au nom d’une lecture littérale de la Bible, rêve de la création d’un État juif — un messianisme que l’on retrouve aujourd’hui chez les évangélistes américains partisans inconditionnels du « Grand Israël » de Benyamin Netanyahou…

Le Monde :

Le film de la Palestinienne Annemarie Jacir revient sur un épisode méconnu, la grande révolte arabe de Palestine, qui, de 1936 à 1939, enflamma la région. Ce mouvement de contestation fait suite à une situation coloniale de moins en moins tolérée. Il visait à la création en Palestine d’un Etat indépendant et à l’arrêt de l’immigration juive, au moment où se multipliaient les colonies dans la lignée du projet sioniste. Les Britanniques réagirent à la fois en réprimant durement les mouvements rebelles et en mettant en place la Commission royale pour la Palestine, qui déboucha, à l’été 1937, sur la recommandation d’une répartition à deux Etats.                                                                Bénéficiant d’un important travail de recherche et de l’utilisation d’archives qui viennent donner de la crédibilité à la reconstitution, Palestine 36 vise au moins trois objectifs : donner une légitimation historique à un sentiment de colère et de dépossession qui a, ensuite, traversé les décennies ; aider à faire comprendre la complexité et la variété des intérêts individuels et des mécanismes d’oppression dans la région ; rappeler l’attachement viscéral des Palestiniens à leur terre et célébrer un certain esprit de résistance. Servie par un casting où l’on retrouve des acteurs de premier plan comme Hiam Abbass ou Saleh Bakri, la réalisatrice dresse le portrait complexe d’une société composite qui, malgré la menace, a échoué à parler d’une même voix. Ce, avec une grande maîtrise des outils du cinéma.                                      

Libération :

A travers un récit choral, Annemarie Jacir retrace la révolte d’un village palestinien contre la puissance coloniale britannique dans un long métrage didactique qui manque de singularité.


Bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=7azScdJHB_A



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