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PANOPTICON

dim. 02 nov.

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LE COLISÉE CARCASSONNE

Drame - Georgie - 1h35 (24/09/2025) De George Sikharulidze Avec Malkhaz Abuladze, Data Chachua, Salome Gelenidze Titre original Panoptikoni

PANOPTICON
PANOPTICON

Heure et lieu

02 nov. 2025, 18:00 – 11 nov. 2025, 20:00

LE COLISÉE CARCASSONNE

À propos de l'événement

HORAIRES

5 séances avec des horaires pouvant varier de quelques minutes :

Les horaires précis sont déterminés chaque semaine par le Colisée.

Dim 2/11 : 18h20 - Lun 3/11 : 14h

Jeu 6/11 : 16h - Ven 7/11 : 18h - Mar 11/11 : 20h30 échanges après la séance en présence des ADC


SYNOPSIS

Lorsque le père de Sandro décide de devenir moine orthodoxe, l'adolescent introverti se retrouve livré à lui-même. Il se débat au quotidien pour faire coexister son devoir envers Dieu, son besoin d'amour et son idée de la virilité... Mais comment trouver sa place quand on est sans repère dans une Georgie post-soviétique à la fois si turbulente et si pieuse ?


SECRETS de TOURNAGE

Panopticon a été présenté en première mondiale en juin 2024 au festival de Karlovy Vary, en République Tchèque. Par la suite, il a également été sélectionné en France dans plusieurs festivals tels que ceux de Montpellier (Cinemed) et La Rochelle.

Il s’agit du premier long-métrage de George Sikharulidze après quatre courts-métrages (The Fish that Drowned – 2014 ; Red Apples – 2016 ; Fatherland – 2018 et A New Year – 2019).

Le réalisateur a souhaité rendre hommage à l’importance des femmes en Géorgie à la suite de l’effondrement de l’Union soviétique. Jusque dans les années 2000, le pays a surtout survécu grâce aux mères de cette génération qui ont décidé, pour beaucoup d’entre elles, d’aller travailler à l’étranger pour subvenir aux besoins de leur famille.


CRITIQUES

Télérama :

Prix de la critique au Cinémed (où Télérama faisait partie du jury), ce premier film venu de Georgie se démarque par l’originalité du regard porté sur les tourments inavouables de l’adolescence. Beau jeune homme de 18 ans, Sandro (Data Chachua) vit dans la culpabilité. Délaissé par sa mère, partie travailler à l’étranger, et par un père désireux d’embrasser la vie monastique, il peine à concilier ses devoirs religieux et une sexualité impérieuse, à laquelle il refuse de céder. Au lieu de faire l’amour avec sa petite amie, Sandro lorgne le décolleté des filles dans le métro, leur met des mains aux fesses, se masturbe devant des films pornos ou s’exhibe à sa fenêtre.

Haine de son corps, haine des femmes libres, haine des Arabes, aussi : le garçon développe une personnalité à la fois puritaine et perverse, et se gave de discours rances pêchés sur Internet. Il risque de basculer dans la délinquance sexuelle et le nationalisme bas du front. À travers le portrait de cette jeunesse refoulée dont les émotions et les pulsions s’épanouissent sur les mauvais terreaux, c’est l’oppression d’une société géorgienne post-soviétique percluse de tabous, de xénophobie, de violence que dépeint le réalisateur. Autour de Sandro évoluent des adultes tout aussi empêchés : des mères coincées dans une vie domestique décevante, des hommes absents, rigoristes, guidés par des préceptes hors d’âge…

Mais rien n’est figé, dans ce beau film où se télescopent, avec une grâce étonnante, le réalisme le plus âpre, le plus malaisant, et des références à Nouvelle Vague. Le héros, longue liane à la moue boudeuse et au regard noir, évoque la gracilité funambule d’un Jean-Pierre Léaud. Et la jolie coiffeuse et mère célibataire, qui l’aide à entamer un parcours de renaissance et d’acceptation de soi, pourrait être une lointaine cousine de la Fabienne Tabard de Baisers volés. Les shampoings qu’elle prodigue à Sandro apparaissent comme des moments suspendus, ambigus, évoquant autant la sensualité que l’amour maternel. Lorsque surgissent, au détour d’une scène, des images en noir et blanc des 400 Coups, de François Truffaut, s’invite frontalement la comparaison avec Antoine Doinel, mauvaise graine lui aussi, mal parti dans la vie, qui saura pourtant s’affranchir d’une enfance blessée.

Le Monde :

Antoine Doinel en Géorgie

Marqué par Les 400 coups, de Truffaut, le réalisateur géorgien et américain George Sikharulidze dresse le portrait surprenant d’un jeune homme livré à lui-même, dans la Géorgie contemporaine, pieuse, en proie aux tensions racistes. Sandro se sent seul alors que sa mère, chanteuse d’opéra, est partie à l’étranger pour subvenir aux besoins de la famille, et que son père s’apprête à devenir moine – « Dieu te regarde », lui rappelle ce dernier.

Sandro vit dans un monde de femmes, un peu perdu entre son éducation rigoriste et ses pulsions sexuelles, le film offrant quelques images troubles et mémorables, ainsi que divers personnages archétypaux (la sainte, la mère et la putain). Sandro n’ose toucher sa petite amie, se sent attiré par la mère d’un copain, coiffeuse… En dépit de certaines longueurs, d’un jeu parfois trop intériorisé, Panopticon offre le tableau, plutôt rare au cinéma, d’une trajectoire masculine interrogeant ses propres peurs. La sérénité de la mise en scène sied à la complexité du personnage, le jeune acteur Data Chachua nous intriguant jusqu’au dernier plan.

Cahiers du Cinéma :

Ce récit d’initiation, qui commence par le regard réifiant de Sandro sur le corps d’une jeune femme, se termine par l’acceptation du héros de se mettre à nu lui-même, comprenant que le regard qu’il porte sur les autres, et celui que les autres portent sur lui, peut échapper au système de domination. 

Première

Mis en scène avec une grande maîtrise, Panopticon frappe surtout par sa capacité à faire tenir sans ne rien survoler, la multitude des sujets abordés en 1h30. Certains devraient en prendre de la graine.


Bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=yEHQN1u45U8




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