PELELIU, guerre au paradis
ven. 25 déc.
|LE COLISÉE CARCASSONNE
Animation - Japon - 1h44 (18/11/2026) De Goro Kuji Avec Rihito Itagaki, Tomoya Nakamura Titre original Peleliu: Guernica of Paradise


Heure et lieu
25 déc. 2026, 18:00 – 05 janv. 2027, 20:00
LE COLISÉE CARCASSONNE
À propos de l'événement
HORAIRES
5 séances avec des horaires pouvant varier de quelques minutes :
Les horaires précis sont déterminés chaque semaine par le Colisée.
Ven 25/12 : 18h - Dim 27/12 : 18h - Lun 28/12 : 14h
Jeu 31/12 : 16h - Mar 5/01/2027 : 20h.
SYNOPSIS
Inspiré d'une histoire vraie.
Japon, 1944. 10 000 soldats japonais débarquent sur l'île de Peleliu. Tamaru, un aspirant mangaka de 21 ans est enrôlé malgré lui dans le conflit, tout comme Yoshiki avec qui il va se lier d'amitié. Ensemble, ils s'accrochent à la vie au coeur de cette guerre d'usure. Isolés en plein Pacifique, les soldats japonais sont livrés à eux-mêmes tandis que le conflit mondial touche à sa fin.
CRITIQUES
Abus de ciné :
Peleliu est en réalité le nom de l’île du Pacifique où se déroule cette incroyable histoire de survie de soldats japonais, qui ne sera pas sans rappeler celle de Onoda d'Arthur Harari, même si ici l’intrigue est plus ramassée et le nombre de soldats plus important. Cette île, on en découvrira le plan dès le début, dans l’une des cases façon manga qui ouvrent le film (une illustration de la lettre du soldat protagoniste, Tomaru, à sa mère), grâce une vue aérienne, qu’on reverra de manière récurrente, traduisant l’installation progressive des américains et le retour des insulaires, et du même coup, le passage du temps. Avec des personnages au design plutôt simple (absence de nez, yeux en forme de point, de traits épais comme brouillés, voire pour le héros de carrés blanc pour les lunettes avec une sorte de V horizontal sur chaque verre…), Peleliu séduit par son traitement des décors, entre différentes couches pour gérer la profondeur et utilisation ponctuelle de photos, et adopte une mise en scène offrant quelques respirations au milieu des atrocités commises ou subies.
Démonstration implacable de l'absurdité de la guerre, au travers du point de vue d'un soldat en particulier, le film conserve un humour ponctuel malgré le dramatique de nombreuses situations et utilise une musique mêlant piano et violon, qui rajoute à l'émotion, notamment lors de certains passages constituant des accalmies. Se faisant plus sombre par moments, dans la représentation des blessures ou mutilations par de simples trous noirs, Goro Kuji utilise aussi des arrêts sur images évoquant des couvertures de manga colorées, lors des éclairs d’un violent orage où un acte atroce est commis, summum de l'absurdité d'une vision de l'honneur devenue mortifère. Progressivement, une réelle émotion pointe son nez, faisant de ce véritable témoignage sur l’usage des hommes comme chair à canon et la stérilité des actions kamikazes, une des plus intéressantes adaptations de manga sur grand écran.
Bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=-6o6osQQrV4
