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SUKKWAN ISLAND

jeu. 04 juin

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LE COLISÉE CARCASSONNE

Drame - France, Norvège - 1h55 (29/04/2026) De Vladimir de Fontenay Avec Swann Arlaud, Woody Norman, Alma Pöysti

SUKKWAN ISLAND
SUKKWAN ISLAND

Heure et lieu

04 juin 2026, 16:00 – 09 juin 2026, 20:00

LE COLISÉE CARCASSONNE

À propos de l'événement

HORAIRES

5 séances avec des horaires pouvant varier de quelques minutes :

Les horaires précis sont déterminés chaque semaine par le Colisée.

Jeu 4/06 : 15h50 - Ven 5/06 : 18h25 - Dim 7/06 : 18h20 - Lun 8/06 : 14h

Mar 9/06 : 20h15 échanges après la séance en présence des ADC.


SYNOPSIS

Tom emmène son fils de treize ans vivre une année sur une île isolée dans le Grand Nord. Ce retour à la vie sauvage au cœur d’une nature majestueuse leur permet de se retrouver. Mais les conditions extrêmes et l’isolement mettent leur relation à l’épreuve.


SECRETS DE TOURNAGE

Il s’agit d’une adaptation du roman éponyme de l’écrivain américain David Vann, publié en 2009 aux États-Unis au sein d’un recueil de nouvelles intitulé "Legend of a Suicide". C’est la première fois que l’un de ses livres est porté à l’écran.

Pour trouver le décor parfait à son film, Vladimir de Fontenay et son équipe ont fait un long travail de repérages qui a duré trois ans.

Pour les scènes extérieures, le réalisateur Vladimir de Fontenay a posé sa caméra à Bardufoss, au nord de la Norvège, au-delà du cercle polaire. Les scènes intérieures ont, quant à elles, été filmée en studio en banlieue parisienne, à Auvers-Saint-Georges (Essonne).


CRITIQUES

Le Monde :

Pour pouvoir passer du temps avec son fils, Roy (Woody Norman), âgé de 13 ans et élevé par son père, Tom (Swann Arlaud) propose de l’emmener passer une année sur une île isolée au large de l’Alaska. Coupés du monde et plongés dans des conditions extrêmes, les voilà embarqués pour une expérience unique qui doit leur permettre de se rapprocher.

En adaptant une nouvelle de David Vann, le réalisateur français Vladimir de Fontenay signe un film de survie où l’hostilité de l’environnement sert progressivement de révélateur aux forces et aux faiblesses de chacun de ses personnages. Appuyant de plus en plus sa pente dramatique, Sukkwan Island surjoue la tension pour tenir en haleine le spectateur, là où la plus belle scène du film tient pourtant dans un doux moment d’échange au bord de l’eau entre deux quasi-étrangers soudain gagnés pour une chaleureuse complicité.

Liberation :

Un jeune homme, la vingtaine, débarque en région subpolaire pour visiter un bâtiment sur le point d’être démoli : une cabane située sur une île isolée où, adolescent, il a passé un an avec son père, avant la mort de ce dernier. Si vous avez lu Sukkwan Island, le roman de David Vann (prix Médicis étranger en 2010), vous avez déjà levé un sourcil. Face au défi que représente l’adaptation de ce livre d’une noirceur insondable, Vladimir de Fontenay a opté pour une approche en biais. Pour son deuxième long métrage après Mobile Homes en 2017, le cinéaste français a choisi de s’inspirer autant du roman de Vann que des évènements réels.

Et de se délester au passage de tout ce qui faisait la force du livre, éprouvant huis clos où un jeune garçon est invité par son père à vivre un an avec lui sur une île coupée du monde. En surface, une manière de renouer le contact après un divorce pas simple, le garçon étant resté avec sa mère. En profondeur, une manœuvre désespérée et hautement toxique du père pour reconquérir son ex et se prouver qu’il est un homme, un vrai. Et au bout, une ahurissante descente aux enfers, pour le père comme le fils, à mesure que les saisons changent et que les nuits s’allongent.

Trop artificielle pour convaincre

Epreuve effroyable transformée ici en robinsonnade finalement assez timorée, où après une heure d’images impressionnantes mais jamais très loin de la commande d’office du tourisme, la dégringolade est mise en scène de façon trop artificielle pour convaincre – se pisser dessus ou recoudre une blessure à l’agrafeuse ne suffisent hélas pas à créer un sentiment de cauchemar et d’enfermement. Seule vraie surprise et pas des moindres de ce Sukkwan Island sauce grand écran, le casting, pour les rôles principaux, de Swann Arlaud et du jeune Woody Norman, croisé dans une poignée de films d’horreur mous (le Dernier Voyage du Demeter, la Maison du mal). Choix pas forcément évident surtout pour Arlaud, très éloigné du personnage imaginé par David Vann, mais le duo fonctionne admirablement et atténue considérablement les faiblesses d’un film trop retenu.

Télérama : 

Pour renouer des liens abîmés, un père embarque son fils de 13 ans pendant un an sur une île isolée dans le Grand Nord, mais ce retour à la vie sauvage sera de plus en plus violent… Tous les livres sont-ils bons à adapter ? La question ne se posait pas, en 2014, quand Ugo Bienvenu transformait le récit culte de David Vann en un roman graphique aussi épuré qu’implacable. Plus de dix ans après, en revanche, le réalisateur Vladimir de Fontenay peine à rendre véritablement prenante et vertigineuse cette histoire de survie filiale. Pourtant, tout y est, et d’abord les paysages sublimes et hostiles ; mais la mise en scène de la longue solitude à deux est un pari difficile, et la révélation finale arrive trop tard pour redonner à l’ensemble sa puissance tragique. Dommage, car Swann Arlaud est hallucinant en père de plus en plus halluciné.


Bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=iPJYHh49kFo



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