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TOUCH, nos étreintes passées

ven. 05 sept.

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LE COLISÉE CARCASSONNE

Drame, Romance - Islande - 2h01 (30/07/2025) De Baltasar Kormákur Avec Egill Olafsson, Pálmi Kormákur Baltasarsson, Kōki.

TOUCH, nos étreintes passées
TOUCH, nos étreintes passées

Heure et lieu

05 sept. 2025, 18:00 – 14 sept. 2025, 18:00

LE COLISÉE CARCASSONNE

À propos de l'événement

HORAIRES

5 séances avec des horaires pouvant varier de quelques minutes :

Les horaires précis sont déterminés chaque semaine par le Colisée.

Ven 5/09 : 18h15 avec présentation du film par un membre de l'association - Lun 8/09 : 14h - Mar 9/09 : 20h30.

Jeu 11/09 : 16h05 - Dim 14/09 : 18h30.


SYNOPSIS

Au crépuscule de sa vie, Kristofer, un islandais de 73 ans, se met en tête de retrouver la trace de Miko, son amour de jeunesse. Il s'envole alors pour Londres, à la recherche de ce petit restaurant japonais où ils se sont rencontrés cinquante ans plus tôt. Kristofer l'ignore, mais sa quête, à mesure que les souvenirs refont surface, va le mener jusqu'au bout du monde


CRITIQUES

Le Figaro :

Voilà un film qui s’impose comme une très jolie surprise au cœur de l’été. Singulière romance islandaise réalisée par le cinéaste Baltasar Kormakur, Touch - Nos étreintes passées prend le temps de scruter à pas comptés les sentiments dans un monde où tout s’accélère. Kristofer est un veuf septuagénaire en bout de course qui vit seul à Reykjavik. Touché par de fréquentes pertes de mémoire, il vient de subir une IRM cérébrale et ne se fait guère d’illusions sur les résultats de ce funeste examen. Kristofer qui se récitait des recettes de cuisine et des haïkus pour entraîner sa mémoire, sent l’urgence lui fouetter les flancs. En simultané, le monde vient d’entrer dans l’ère du Covid-19 et découvre l’angoisse sourde du confinement. Cette atmosphère oppressante, très particulière, oblige également notre grisonnant héros à se concentrer sur l’essentiel : retrouver son grand amour de jeunesse rencontré il y a plus de cinquante ans à Londres. Cette relation amoureuse est mise en scène avec délicatesse, tendresse et sensibilité. Il y a quelque chose de profondément proustien dans ce film intimiste, émouvant et littéraire.

Abus de Ciné :

Depuis qu’il était parti à Hollywood, le cinéaste Baltasar Kormákur nous avait plutôt habitué aux thrillers d’action bien bourrins, type "Beast" ou "Contrebande". Mais pour son retour, en partie, dans son pays natal, le réalisateur s’attaque cette fois au genre ô combien périlleux du mélodrame. Si l’exercice n’est pas pleinement réussi, il évite les principaux écueils et maintient son récit toujours du bon côté, refusant la surenchère de guimauve qui frappait constamment à la porte de l’intrigue. L’histoire nous balade ainsi entre l’Islande contemporaine et le Londres des années 60, où le personnage principal a jadis travaillé dans un restaurant japonais, y trouvant surtout l’amour auprès de la belle Miko. Devenu septuagénaire et veuf, le protagoniste va se lancer dans le projet fou de la retrouver, permettant aux spectateurs de découvrir en filigrane leur romance.

Si le métrage coche toutes les cases de l’idylle fongible, avec ses flashbacks omniprésents, ses belles mélodies et les différentes séquences attendues d’une relation entre deux individus d’origines différentes, "Touch – Nos étreintes passées" déterre son originalité dans les traumatismes vécus par Miko et sa famille. Pudiquement et subtilement, le film invite une mémoire collective à une chronique intimiste, en s’emparant du sort des survivants d’Hiroshima. Pas question d’ériger cet évènement comme un simple ressort scénaristique, mais d’intégrer leurs sentiments et la marginalisation qui en découle comme un effluve qui imprègne toute l’entreprise.

Probablement trop longue pour véritablement émouvoir, en particulier durant son prévisible dénouement, cette nouvelle réalisation de Baltasar Kormákur demeure une œuvre attendrissante à défaut d’être pleinement saisissante. Et en épurant sa mise en scène, l’auteur de "Jar City" réussit sa parenthèse, loin de l’outrance de ses derniers projets outre-Atlantique. De ces blessures dont on ne guérit jamais, il en tire un portrait délicat où la tendresse n’est pas feinte, et où les rendez-vous manqués ne sont pas synonymes de fatalité. À vous de vous laisser embarquer par ce voyage romanesque et romantique aux quatre coins du globe.

Télérama :

Ce septuagénaire islandais semble avoir attendu la crise du Covid et la loi de la distanciation pour reprendre contact avec son premier grand amour… Sur le proche et le lointain, les retours en arrière mettant en scène une jeunesse à Londres et la rencontre avec une jeune Japonaise manquent un peu d’originalité. Mais la femme aimée cache une histoire secrète, liée à la tragédie de Hiroshima et à la mémoire d’un corps meurtri. En mêlant passé intime et passé historique, le film développe une atmosphère romanesque séduisante, bien servie par la mise en scène classique et généreuse de Baltasar Kormákur. Le réalisateur dirige son propre fils et fait surtout la part belle à des comédiens âgés auxquels il sait donner une beauté mélancolique et touchante.


Bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=QpW2Tb0PIv4






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