top of page

ULYA

ven. 11 déc.

|

LE COLISÉE CARCASSONNE

Drame - Lettonie, Estonie - 1h42 (18/11/2026) De Viesturs Kairiss Avec Kārlis Arnolds Avots, Alise Dzene, Dārta Cīrule Titre original Uļa

ULYA
ULYA

Heure et lieu

11 déc. 2026, 18:00 – 22 déc. 2026, 20:00

LE COLISÉE CARCASSONNE

À propos de l'événement

HORAIRES

5 séances avec des horaires pouvant varier de quelques minutes :

Les horaires précis sont déterminés chaque semaine par le Colisée.

Ven 11/12 : 18h - Dim 13/12 : 18h - Lun 14/12 : 14h

Jeu 17/12 : 16h - Mar 22/12 : 20h.


SYNOPSIS

Lettonie, 1964. Ulya, une adolescente mesurant près de deux mètres, grandit dans une ferme isolée. Sa taille hors norme inquiète sa famille. Elle est envoyée à Riga pour intégrer une équipe renommée de basket-ball. Confrontée à sa taille et à des questionnements sur son identité, elle se trouve face à un choix : se cacher ou devenir la meilleure joueuse de basket-ball au monde.


SECRETS de TOURNAGE

Ce film est présenté en sélection Un Certain Regard au Festival de Cannes 2026.


Le rôle d’Ulya est incarné par Kārlis Arnolds Avots, un choix de casting particulièrement audacieux. Loin de toute caricature, l’acteur livre une performance d’une immense sensibilité. Il parvient à faire coexister la puissance physique hors norme du personnage et sa profonde fragilité émotionnelle. Son interprétation renforce constamment ce sentiment de décalage vécu par cette adolescente dont le corps exceptionnel attire tous les regards alors qu’elle cherche simplement à comprendre qui elle est.


Ouliana Semionova est née le 9 mars 1952 dans une famille de vieux croyants à la ferme de Pabērži, nichée au milieu des champs enneigés de Latgale, une région reculée, au sud-est de la République socialiste soviétique de Lettonie. À douze ans, la jeune adolescente mesure déjà 190 cm ; elle a une voix grave, un aspect androgyne et une force de bœuf. Découverte par Kārlis Karbergs, l’entraîneur principal de la légendaire équipe féminine de basket-ball lettone, Ouliana Semionova est sélectionnée à seize ans sous le maillot rouge de l’URSS. Pendant les dix-huit ans de sa carrière professionnelle – de 1968 à 1986 –, elle restera invaincue.

 Semionova est inscrite au Livre Guinness des records comme la basketteuse la plus grande de l’histoire du sport et elle comptait également parmi les plus grandes femmes de l’URSS. Atteinte d’acromégalie, une maladie rare due à une sécrétion excessive de l’hormone de croissance, qui provoque une croissance exagérée du visage et des extrémités, ainsi qu’une augmentation du volume des muscles et des organes, elle mesurait 2 m 18, pesait 102 kg et chaussait du 58. Adidas lui envoyait des chaussures sur mesure jusqu’à sa disparition, le 8 janvier 2026, à 73 ans.


CRITIQUES

Présenté dans la section Un Certain Regard du Festival de Cannes 2026, c’est l’une des plus belles découvertes de cette édition. Inspirée de la vie de la légendaire basketteuse lettone Uļjana Semjonova, le film choisit une voie bien plus intime que celle du simple biopic sportif. [...]

Ce qui m’a particulièrement séduit, c’est le regard adopté par le réalisateur. Le film refuse les oppositions simplistes. Il ne prend ni le parti de la famille, attachée à ses traditions et à son éducation stricte, ni celui des institutions soviétiques qui voient en Ulya un phénomène sportif à exploiter. Le récit reste constamment à hauteur de son héroïne. Nous partageons ses doutes, ses peurs et son incompréhension face à un avenir qui semble lui tendre les bras tout en l’éloignant des valeurs qui ont construit son enfance. Cette position d’équilibre est l’une des grandes réussites du film, qui préfère la nuance au jugement. [...]

Avec beaucoup de pudeur et d’humanité, Ulya raconte finalement l’histoire d’une femme que tout le monde observe mais que peu de personnes prennent réellement le temps de comprendre. Sa taille exceptionnelle devient autant une chance qu’un fardeau. Le film aborde avec une grande justesse les thèmes de la différence, de l’identité, de la liberté et du regard porté sur ceux qui sortent des normes.

Rarement un film biographique m’aura autant touché par sa sensibilité et sa maîtrise formelle. J’aurais sincèrement aimé voir Ulya repartir du Festival de Cannes 2026 avec une récompense tant sa proposition artistique est forte, élégante et profondément humaine. Une œuvre d’une beauté saisissante, portée par une mise en scène inspirée et une interprétation remarquable, qui mérite sans aucun doute de trouver son public.

Angele Bacci


Bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=BxP4wB8qIAU



Partager cet événement

bottom of page