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UN MONDE FRAGILE ET MERVEILLEUX

ven. 24 avr.

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LE COLISÉE CARCASSONNE

Drame, romance - Liban - 1h50 (18/02/2026) De Cyril Aris Avec Mounia Akl, Hassan Akil, Julia Kassar Titre original Nujum al'amal w al'alam

UN MONDE FRAGILE ET MERVEILLEUX
UN MONDE FRAGILE ET MERVEILLEUX

Heure et lieu

24 avr. 2026, 18:00 – 05 mai 2026, 20:00

LE COLISÉE CARCASSONNE

À propos de l'événement

HORAIRES

5 séances avec des horaires pouvant varier de quelques minutes :

Les horaires précis sont déterminés chaque semaine par le Colisée.

Ven 24/04 : 18h35 - Dim 26/04 : 18h20 - Lun 27/04 : 14h

Jeu 30/04 : 16h30 - Mar 5/05 : 20h15 échanges après la séance en présence des ADC.


SYNOPSIS

Nino et Yasmina tombent amoureux dans la cour de leur école à Beyrouth, et rêvent à leur vie d’adulte, à un monde merveilleux. 20 ans plus tard, ils se retrouvent par accident et c’est à nouveau l’amour fou, magnétique, incandescent. Peut-on construire un avenir, dans un pays fracturé, qu’on tente de quitter mais qui vous retient de façon irrésistible ?


SECRETS DE TOURNAGE

Cyril Aris a cherché à faire en sorte que Un monde fragile et merveilleux dégage la chaleur et l’humour d’une comédie romantique légère, même s’il se déroule dans un contexte politique plus sombre. "C’est le fondement du Liban que je connais. Depuis mon enfance, après la guerre civile, la vie a été faite d’extrêmes : une soif de vivre démesurée, des moments de joie et d’espoir... mais toujours assombris, précédés et suivis par des guerres, des conflits régionaux, l’effondrement et le désespoir."

"Ce qui survit à tout cela, cependant, c’est l’humour, l’amour et la famille. Il m’a donc semblé hypocrite de ne montrer que le côté sombre du Liban. L’équilibre entre chaleur et dévastation, entre romance et rupture, était la manière la plus authentique de raconter leur histoire, et celle de l’endroit que j’appelle mon chez-moi."

"Au Liban, l’histoire et la politique ne sont jamais seulement des « arrière-plans ». Elles s’immiscent dans la vie quotidienne, les relations et les décisions les plus intimes. Des assassinats aux guerres en passant par l’explosion du port du 4 août, chaque choc nous amène à nous demander si nous pouvons imaginer un avenir ici, ou si nous pouvons même fonder une famille et élever des enfants alors que l’on perd tout espoir dans ce pays."

"Cette impossibilité façonne l’amour de Nino et Yasmina : aussi pur soit-il, il ne peut exister en dehors de son contexte. S’ils étaient nés ailleurs, leur relation serait tout à fait différente. Ce qui les sauve, c’est leur capacité à rêver ensemble, à se faire rire mutuellement et à s’évader, ne serait-ce que dans leur imagination, vers « l’île »."Ici, L’île, bien qu’elle ait été mentionnée pour la première fois par le grand-père de Nino, est issue de l’imagination enfantine de Nino et Yasmina."

"C’est une invention qui devient leur refuge lorsque la vie à Beyrouth devient plus difficile, et qui perdure au fil des ans et de leur relation. L’île est le plus bel endroit du monde, emblématique de leur amour éternel et de l’harmonie familiale, et paradoxalement, l’île n’est rien d’autre que Beyrouth elle-même, si l’on ose la voir ainsi"

La fascination du réalisateur pour les gares abandonnées du Liban, symboles d'un passé révolu, imprègne profondément l’imaginaire du film. Ces endroits, "chargés de nostalgie", évoquent une époque où les trains reliaient des cultures entières avant d'être interrompus par la guerre civile. Cette vision poétique des "trains qui se remettent à marcher" est une métaphore puissante de la renaissance d'une paix et d'une prospérité perdues. Un choix symbolique qui ancre le film dans une réalité à la fois historique et onirique.


CRITIQUES

Cahiers du Cinéma :

Sans être très novateur formellement, Un monde fragile et merveilleux est marqué par une énergie, une vitalité et un élan romanesque qui s’impriment aussi dans sa façon de filmer Beyrouth, comme une ville blessée, poussiéreuse, couverte de déchets, mais en même temps sensuelle, vibrante, débordante de vie. (Ariel Schweitzer)

Le Monde :

Le film s’inscrit d’emblée du côté du conte. L’histoire s’ouvre sur la naissance de Nino (Hassan Akil) et de Yasmina (Mounia Akl), à Beyrouth, à quelques mètres l’un de l’autre, à une petite minute d’intervalle seulement. Un coup du sort qui semble sceller un destin commun qu’Un monde fragile et merveilleux dévoile ensuite sur plusieurs décennies. Mais une toile de fond se dessine, plus inquiétante. Ce jour-là, l’hôpital est bombardé, un massacre a eu lieu non loin et le dernier tronçon de rail menant à l’une des gares de Beyrouth a été détruit pendant que des fusées libanaises tentaient de rejoindre l’espace. Tout le premier long-métrage de fiction du documentariste et monteur Cyril Aris tient là, dans cette volonté de faire coexister les rêves et les cauchemars, le merveilleux et la réalité brute, la comédie romantique et le drame. Ces contrastes extrêmes sont une manière pour le cinéaste de rendre compte de la folie qui imprègne depuis plusieurs générations le quotidien des Libanais. Les mêmes questionnements traversent l’existence des personnages, comme celle de leurs parents : comment aimer dans un pays où tout menace constamment de s’effondrer ? Comment construire un futur heureux quand on a toujours connu la violence et la perte ? Déjà, le précédent long-métrage documentaire de Cyril Aris, Danser sur un volcan (2024), making of du tournage du film Costa Brava, Lebanon (2022), de Mounia Akl, dans les jours qui ont suivi l’explosion sur le port de Beyrouth, interrogeait le pouvoir de résilience de l’art face à une tragédie qui menaçait d’emporter tout un pays avec elle.  

L’histoire de Nino et de Yasmina a donc une valeur emblématique, qui croise celle de tout un territoire. Lui, l’orphelin, a repris le restaurant de ses parents pour en faire une table aussi élégante que savoureuse. Il vit à cent à l’heure quand, à la suite d’une série de drôles de circonstances, il rentre avec sa voiture dans la devanture du magasin de la mère de Yasmina, provoquant des retrouvailles inattendues avec celle qu’il a aimée, enfant, et qui avait disparu un beau jour sans un mot. Persuadé qu’il tient là la femme de sa vie, il ne peut se résoudre à la laisser filer une seconde fois et met toute son énergie à la séduire. Mais ce retour de flamme arrive au mauvais moment pour Yasmina, experte en conseil et accro à son travail qui, après avoir planché sur un rapport sur l’avenir économique du Liban, s’apprête à partir vivre en Allemagne. Motif du compromis Un monde fragile et merveilleux avance ainsi sur une suite de télescopages et d’accidents qui amènent sans cesse les personnages à faire de nouveaux choix existentiels. Le motif du compromis traverse tout le récit, offrant aux passages quelques scènes drôles comme ce repas où le chef de Chez Nino est prêt à se battre avec des clients plutôt qu’à mettre du sel sur la table. Mais la légèreté du début laisse peu à peu place à une tonalité plus grave. Si la dynamique propre à la relation liant Nino et Yasmina, mettant à l’épreuve leur complémentarité autant que leurs différences, domine d’abord, le marasme dans lequel s’enfonce le Liban pèse de plus en plus fortement sur les vies de chacun La mise en scène, d’abord pétillante et dynamique, au plus près des corps, se fige peu à peu, mettant à distance les personnages, gagnée par une lumière plus sombre. Il s’agit dès lors pour Yasmina et Nino comme pour le film de trouver une synchronicité et des échappatoires, dans la fiction notamment. S’inventer leur propre terrain d’émancipation.  Lorgnant par instants du côté d’un Xavier Dolan ou d’un Wong Kar-wai, Un monde fragile et merveilleux n’est jamais aussi gracieux et surprenant que lorsqu’il se défait des contraintes de l’espace pour saisir avec ingéniosité les élans des cœurs et des corps. Ces scènes à la sophistication sensuelle ont une vitalité qui fait oublier la lourdeur dans laquelle le récit menace parfois de tomber et emportent le morceau d’un film singulièrement attachant.  

Télérama : 

Comment s’aimer quand c’est la guerre ? Pis, quand tout un pays s’effondre autour d’un couple ? Avec humour, fantaisie et intensité mélodramatique, le réalisateur libanais Cyril Aris (auteur de l’enthousiasmant documentaire Danser sur un volcan) dessine, au milieu du chaos, une fausse comédie romantique. Incident déclencheur : Nino rentre par accident avec sa voiture dans la vitrine du bureau où Yasmina, son amour de jeunesse, travaille. Ils retombent amoureux — c’était sa voisine dès la maternité… Mais leurs réalités les éloignent, lui cuisinier attaché à ses fourneaux, elle consultante ambitieuse. Et le tourbillon qui les enveloppe dans ce Liban en crise politico-économique ressemble à une conspiration contre les deux amants… À ce jeu, l’actrice-réalisatrice Mounia Akl et le comédien Hasan Akil forment un duo exaltant.

Première :

On ressort de son film le cœur battant, le sourire aux lèvres et une larme au coin des yeux. Les amoureux de grands sentiments vont se régaler.



Bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=JNsmqyNBJXY



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