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UNE JEUNESSE INDIENNE

jeu. 09 avr.

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LE COLISÉE CARCASSONNE

Drame - Inde - 1h59 (25/03/2026) De Neeraj Ghaywan Avec Ishaan Khatter, Vishal Jethwa, Janhvi Kapoor Titre original Homebound

UNE JEUNESSE INDIENNE
UNE JEUNESSE INDIENNE

Heure et lieu

09 avr. 2026, 16:00 – 20 avr. 2026, 14:00

LE COLISÉE CARCASSONNE

À propos de l'événement

HORAIRES

5 séances avec des horaires pouvant varier de quelques minutes :

Les horaires précis sont déterminés chaque semaine par le Colisée.

Jeu 9/04 : 16h10 - Mar 14/04 : 20h30 échanges après la séance en présence des ADC.

Ven 17/04 : 18h25 - Dim 19/04 : 18h10 - Lun 20/04 : 14h


SYNOPSIS

Dans un village du nord de l’Inde, deux amis d’enfance tentent de passer le concours de police d’État, un métier qui pourrait leur offrir la dignité qu’ils n’osent espérer. Alors qu’ils touchent du doigt leur rêve, le lien précieux qui les unit est menacé par leurs désillusions...


SECRETS DE TOURNAGE

Ce film a été présenté en sélection Un Certain Regard au Festival de Cannes 2025.


CRITIQUES

Nouvel Obs :

Deux amis d’enfance fusionnels, nés de caste inférieure, tentent le concours pour intégrer les forces de police dans l’espoir, enfin, de ne plus être ostracisés dans leur propre pays. Sélectionné à Un certain regard cette année à Cannes, le deuxième film de Neeraj Ghaywan, produit par Martin Scorsese, met à nu, dans un mouvement de lutte perdue d’avance, le système endémique et politiquement instrumentalisé du déclassement social sur lequel repose la société indienne. Le cinéaste, victime en son temps de cette iniquité et qui, comme ses héros, dut mentir sur ses origines pour survivre, signe un road-movie aux accents de mélo acerbe et à la mise en scène rugueuse.

Abus de Ciné :

L’histoire du film Une jeunesse indienne est contemporaine, démarrant vers la fin des années 2010 et se terminant au début des années 2020, par l’épisode de la pandémie de Covid-19. Sur près de deux heures, le long-métrage racontera l’amitié de deux jeunes garçons, Shoaib et Chandan, le premier étant musulman et le second de la caste des Intouchables, soit deux populations discriminées sur leurs propres terres. Leur rêve est de revêtir l’uniforme de la Police où personne ne regarde ni votre religion ni votre caste. Mais pour près de 2,5 millions de candidats, seuls 3 000 postes sont à pourvoir.

Ce drame indien inspiré de faits réels entraînera les deux hommes sur des chemins parsemés de beaucoup de désillusions et d’un peu d’espoir. Une émouvante histoire d’amitié joliment mise en scène et parfaitement interprétée par les deux jeunes comédiens principaux, dans une Inde fracturée et désunie qui n’arrive pas à endiguer le fossé qui se creuse entre riches et pauvres, ni à lutter contre les discriminations qui divisent son peuple.

Pauvreté, injustice, inégalités, racisme, discriminations… l’Inde décrite dans "Une jeunesse indienne" n’est pas celle que l’on peut voir dans les films bollywood, c’est celle qui reflète les conditions de vie actuelles d’une partie de ses habitants. Le réalisateur indien de Masaan , prix Un certain regard à Cannes en 2015, revient avec ce nouveau drame social inspiré par une photo qui a fait le tour des réseaux sociaux. Derrière cette image émouvante, qu’on ne présentera pas ici pour ne pas dévoiler une part de l’intrigue, se cache une histoire forte racontée par un journaliste du New-York Times, et adaptée pour ce film désigné pour représenter l’Inde aux récents Oscars 2026.

Une jeunesse indienne s’inscrit dans une volonté de montrer un visage réaliste, et très souvent peu reluisant, de ce pays certes en pleine croissance mais qui est loin de profiter à tous. L’histoire est d’autant plus bouleversante qu’elle touche deux jeunes pleins de vie et d’ambitions pour eux-mêmes et leur famille. On ressort du film ému et forcément en colère d’une situation si intolérable et injuste.

Le film, dont le producteur exécutif n’est autre que Martin Scorsese, bénéficie d’un montage au cordeau et ses deux heures se laissent regarder avec intérêt et sans jamais le moindre ennui. Il est de bien belle facture, bien écrit et justement dialogué. La musique sert formidablement bien les images et les comédiens sont parfaits, mention spéciale aux deux jeunes charismatiques Ishaan Khatter et Vishal Jethwa qui portent le film sur leurs épaules. En conclusion, un long-métrage indien comme on en a peu l’habitude de voir, et dont il serait dommage de passer à côté.

Télérama :

Deux jeunes hommes se pressent pour attraper un train, direction le concours de l’école de police, leur issue de secours pour échapper au petit village du nord de l’Inde où ils vivotent, entre pauvreté et discriminations. Shoaib appartient à la caste des intouchables, Chandan est musulman, et ces amis d’enfance partagent depuis toujours ce rêve à la fois modeste et démesuré : décrocher cet emploi administratif, pour subvenir enfin aux besoins de leurs familles, et déjouer toutes les fatalités.

Dès le départ, pourtant, dans cette gare submergée par la foule — un raz de marée de candidats, pour le même examen —, le cinéaste Neeraj Ghaywan (Masaan), nous montre avec brio à quel point les dés sont pipés. Tout le propos du film palpite dans cette séquence virtuose : l’énergie et l’optimisme poignant de ses héros, et le corps monstrueux d’une société qui les entrave et les engloutit d’avance, dans un indifférent flot d’injustices.

Un duo de comédiens particulièrement touchants

L’un d’eux réussira le concours, l’autre non, mais peu importe. Au bout du compte, ces presque frères, parfois rivaux, toujours soudés, interprétés par un duo de comédiens particulièrement vrais et touchants, voient leurs ambitions balayées par le manque d’argent, obligés de s’exiler très loin de chez eux pour aller travailler en usine. Leur désillusion, le cinéaste l’amplifie en la situant dans un contexte bien précis, le début de la pandémie de Covid en 2020, pour en faire un enjeu de vie et de mort. Confinés à l’autre bout du pays, Shoaib et Chandan s’échappent pour tenter de rentrer, par tous les moyens possibles. Le film se perd alors un peu avec eux, sur les routes embourbées du mélo, avant de retrouver toute sa force dans un finale digne et déchirant, vibrant d’humanité.

Libération :

Le deuxième long métrage de Neeraj Ghaywan s’intéresse au destin de deux amis d’enfance chacun marginalisés au sein de la société indienne : l’un est musulman, l’autre issu de la classe des intouchables. Leur rêve de devenir policiers pour sortir de la misère se heurte à de multiples embûches – discrimination, mépris larvé et confinement autoritaire. Flanqué de la mention «inspiré d’une histoire vraie», le film ne recule pas devant la dimension édifiante de son récit, qui semble ripoliné à l’adresse d’une audience internationale pour qui il faudrait sans cesse clarifier les enjeux, ne pas encombrer les scènes d’une once d’ambiguïté. Le portrait de cette jeunesse aurait gagné à être moins exhaustif et à laisser ses personnages le temps de simplement vivre.

Première :

Mais le résultat n’aurait sans doute pas été aussi puissant s’il n’était pas porté par deux comédiens saisissants de justesse. On pleure (beaucoup), on rit aussi (un peu) devant ces tranches de vies brillamment racontées.


Bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=A66yISb-TH0



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