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UNE PAGE APRES L'AUTRE

jeu. 12 mars

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LE COLISÉE CARCASSONNE

Drame - Hongkong, Singapour - 1h35 (21/01/2026) De Nick Cheuk Avec Lo Chun Yip, Ronald Cheng, Hanna Chan Titre original Time Still Turns the Pages

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Heure et lieu

12 mars 2026, 16:00 – 23 mars 2026, 14:00

LE COLISÉE CARCASSONNE

À propos de l'événement


HORAIRES

5 séances avec des horaires pouvant varier de quelques minutes :

Les horaires précis sont déterminés chaque semaine par le Colisée.

Jeu 12/03 : 16h - Mar 17/03 : 20h45 échanges après la séance en présence des ADC.

Ven 20/03 : 18h - Dim 22/03 : 18h - Lun 23/03 : 14h

SYNOPSIS

Suite à la découverte d’une lettre de suicide, un enseignant se lance à la recherche de l’élève qui aurait pu l'écrire. Cette enquête le replonge alors dans son propre passé.


SECRETS DE TOURNAGE

Une page après l'autre trouve ses racines dans le vécu personnel de son réalisateur Nick Cheuk. Ce dernier confie : "Je pense que tout le monde a déjà vécu cette expérience : voir quelqu'un, et pendant une fraction de secondes, se rappeler à quoi il ressemblait autrefois, ou entendre une phrase particulière et se souvenir qu'une personne qui n'est plus là vous avait dit la même chose."

"Lorsque les souvenirs affluent, c'est comme dans un film où le récit n'est pas linéaire : en cinq secondes, on a l'impression d'être transporté 15 ans en arrière, puis de revenir au présent. J'espère que ce film pourra retranscrire cette sensation."

"J'aime beaucoup de réalisateurs, et certains m'ont beaucoup inspiré pour la réalisation de ce film : Mike Mills, Xavier Dolan, Greta Gerwig, Barry Jenkins, Sofia Coppola. Ils ont tous un point commun : ils ont tous réalisé des films semi-autobiographiques avec un style personnel très marqué et une honnêteté totale."

"J'ai longtemps douté que l'histoire que j'avais écrite méritait d'être adaptée au cinéma, craignant que cela ne soit trop complaisant, mais les œuvres de ces réalisateurs m'ont encouragé à me lancer."

L'acteur Lo Chun Yip (Mr. Chen) un ancien camarade de classe de Nick Cheuk. "En le revoyant, j'ai redécouvert qu'il avait une sorte de fragilité pathologique — brisé mais doux, refusant obstinément d'exprimer ses vrais sentiments pour ne pas blesser les autres — qui correspondait parfaitement au personnage de M. Cheng dans mon scénario."

Sean Wong, le jeune acteur interprétant Eli, a impressionné Nick Cheuk dès les auditions par sa maturité. Contrairement aux autres enfants, il a choisi de montrer une certaine retenue émotionnelle lors d'une scène difficile (celle où le personnage se fait sévèrement réprimander par son père). Le cinéaste confie :

"Habituellement, les autres enfants acteurs se mettent à pleurer dès qu'ils prononcent leurs répliques, mais Sean a fait un choix différent : il a fait de son mieux pour ne pas pleurer devant son père, car il comprenait que le personnage voulait avoir une chance de prouver qu'il pouvait continuer à étudier sérieusement."

"Ce n'est que lorsque le personnage a réalisé que son père avait perdu tout espoir en lui qu'il s'est finalement effondré. C'était déjà déchirant lors de l'audition ; j'ai senti qu'il était devenu Eli dans l'histoire, alors j'ai immédiatement demandé au premier assistant réalisateur de programmer ses dates de tournage."


CRITIQUES

Abus de Ciné :

Porté par Lo Chun Yip, en professeur compatissant et investi, le film fait monter progressivement l’émotion, jusqu’à une jolie scène finale, face aux immeubles impersonnels de la ville, comme ceux qu’on voit dans la scène d’ouverture alors qu'un enfant se tient sur le rebord d'un toit.

Culturopoing :

La petite réussite tient aussi à la formidable direction d’acteurs, y compris les enfants, exceptionnels — qualité qui n’est pas toujours à mettre au crédit d’un cinéma local plus désinvolte sur ce plan, davantage attaché à la virtuosité formelle. Une page après l’autre révèle un cinéaste à la sensibiité à fleur de peau dont on attend la suite avec impatience.

Le Point : 

Sans jamais céder au sensationnalisme, le film ausculte la transmission intime de la souffrance et la brutalité des injonctions éducatives. Sa mise en scène retenue, parfois très frontale dans le propos, privilégie les silences et l’écoute, au risque de rester par moments dans une forme assez académique. Mais le regard reste juste, et c’est ce que l’on retient.                                                                      

Télérama :                                                                                                                           

Dans un collège de Hongkong, un jeune professeur découvre par hasard une lettre anonyme, où l’un de ses élèves parle de se donner la mort. En cherchant désespérément l’identité de celui qu’il faut sauver, l’enseignant est aussi confronté à ses propres démons, et à la cruauté de certains souvenirs d’enfance… Construit sur la douloureuse réalité de la pression scolaire et sociale (il y a une dizaine d’années, Hong Kong a ainsi connu une vague de suicides d’étudiants), ce mélo délicat évite presque toujours le pathos, en s’appuyant sur l’interprétation vibrante d’humanité du comédien Lo Chun Yip, dans le rôle du prof submergé par son passé. Même si la partie en flash-back dévore un peu trop le cœur contemporain du film, elle dresse un portrait de famille finement cruel, avec un Ronald Cheng très crédible en père abusif. Un voyage sensible, à la fois intime et politique.

Le Monde :

« Je ne suis qu’un moins-que-rien. Si je partais, personne ne se souviendrait de moi. Cher journal, je suis désolé. » Pour son premier long-métrage, Une page après l’autre, Nick Cheuk aborde avec sensibilité la problématique de la pression et de la violence que subissent certains adolescents, jusqu’à perdre le goût de l’existence. Quelle vie peut-on construire sur un socle empreint de douleurs, qui semble inexorablement voué à l’échec ?

Un jour, la découverte d’une lettre inquiétante, laissée par un élève, réveille chez un professeur, M. Cheng (Chun Yip Lo), les souvenirs d’une enfance marquée par des parents exigeants et abusifs, le plaçant en constante rivalité avec son frère. La mise en scène, d’abord caméra à l’épaule, prend peu à peu le chemin de la douceur (notes de piano, mouvements lents…), pour explorer les ramifications d’un trauma où l’absence d’amour a laissé place à une existence empêchée.

Positif :

Peu de plans se trouvent épargnés par la fébrilité délibérée de la caméra. A la fin pourtant, une stabilité nouvelle semble permettre au présent de regarder le passé dans les yeux.


Bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=8QkM7kRzs_E



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